Ma première révolte a eu lieu il y a une trentaine d'année quand j'ai refusé de fêter Mon anniversaire à faire plaisir aux
autres; faire un repas , faire plaisirs à l'un à l'autre, puis faire la vaisselle... Un jour j'ai dit "STOP". C'était mon jour, c'était à moi de prendre plaisir et mon décret a été:
JE passerai cette journée
à m'occuper de moi,
à ne faire ou ne voir que ce qui ce jour me ferait plaisir (film, théatre, randonnée, farniente....chaque année ce n'est jamais pareil)
Manger ce qui Me fait plaisir sans tenir compte des goûts de chacun.
Et surtout ne pas aller travailler, je pose toujours un jours de congé.IMPERATIF
Pour cela chacun avait un rôle pour que je puisse savourer ma journée. Les enfants étaient inscrits à la cantine, ils ne devaient pas me dire les notes de la journée, je n'ouvrais pas mon
courrier, . Je faisais en sorte de bien calé cette journee pour être libre moralement. Au début tous ont cru à une lubie, mal leur en a pris , jai
persévéré et maintenant ma journée est au TOP;de tout cela j'ai appris que le monde n'allait pas s'écrouler parce que je prenais une journée à moi;et soit dit en passant j'ai fait des émules
et c'est une petite victoire pour moi....
Deuxième révolte
Il y a deux ans j'ai décidé de partir sur le chemin de st Jacques, première étapes :
Le Puy en Velay via Conques , douze jours seule, à pied, sac à dos....
Personne n'a pu me dissuader, j'ai rempli le frigo, j'ai donné des instructions pour le cas où , les comptes étaient à jour et hop...Les trois premiers jours j'ai culpabilisé (de moins en
moins ) puis les jours suivants j'étais moi... avec mes rires, mes rencontres(amicales) mes visites....Je n'avais que mon prénom, rien à dire d'autres j'étais moi.
Il y a un an , j'ai fait la seconde étape
Conques via Cahors, toujours avec autant de plaisir, je m'affirme pour Moi, je vais au bout de mon Moi....Je culpabilise moins, pas du tout même. Je prépare la troisième étape....
Tout cela pour dire qu'il est difficile de lâcher prise , le tout c'est d'oser. On passe par des doutes, de la culpabilité, de la peur de se sentir égoïste mais l'on empêche pas le monde de
tourner et l'on met les siens face à la réalité même si notre touche y est.
Les "miens" savent que je serai toujours près d'eux mais que j'ai besoin maintenant de vivre un temps pour moi, pour repartir, plus forte pour les jours à venir; ne pas avoir de regrets.J'ai
encore beaucoup à apprendre. Maintenant quand je dis "STOP" je dis "STOP."
Voilà j'avais juste envi de faire un point sur mon lâcher prise.